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SI EL TIEMPO NO LO IMPIDE




Comme tous les spectacles se déroulant en plein air, le déroulement de la corrida dépend pour partie de la météo.
La pluie en soi n'est pas gênante ; seule une pluie trop violente, transformant la piste en océan de boue, peut empêcher la corrida d'avoir lieu.
Les habitués d'Arles, se rappellent sans doute de ce 5ème taureau d'El Sierro combattu par Roberto Domínguez au début des années 90, sous un véritable déluge.

Le vent est beaucoup plus gênant : faisant s'agiter intempestivement capotes et muletas, il peut rendre difficile voire quasiment impossible le déroulement normal de la corrida.
Quand le vent reste modéré, les matadors alourdissent le bas de la muleta :
ils l'aspergent d'eau puis le laissent traîner sur le sable.

En Espagne, la mention « si el tiempo no lo impide » (« si le temps ne l'empêche pas ») figure généralement sur les affiches.
Le développement des arènes couvertes rendra peut-être un jour inutile cette mention.




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# Posté le mardi 29 mai 2007 16:53

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DANS LE TEMPS IMPARTI









Le temps imparti au matador pour mettre à mort le taureau est limité :
il est fixé en principe à un quart d'heure.
Cinq minutes avant la fin du temps réglementaire le président fait donner le « premier avis » par une sonnerie de trompette.
Trois minutes après le premier avis, « deuxième avis ».
Deux minutes plus tard sonne le « troisième avis » :
le matador doit se retirer derrière la barrière,
le taureau est ramené au toril où il sera abattu.
Laisser sonner les trois avis est considéré comme la pire honte que puisse connaître un matador.



Pourquoi quinze minutes ?
Il est souvent affirmé qu'au-delà de cette durée le taureau comprend que son véritable adversaire n'est pas la muleta mais l'homme qui tient la muleta
(le taureau ne perçoit pas les couleurs et les mouvements de la même façon que l'homme, ce qui permet durant un temps de le leurrer)
,
c'est pourquoi il doit être tué avant qu'il se rende compte du subterfuge.



On peut également observer que le quart d'heure n'est pas respecté partout de la même façon, et que le décompte ne commence pas partout au même moment.



Autrefois en Espagne et en France, les quinze minutes étaient décomptées à partir de la première passe de muleta.
Depuis 1991, elles le sont à partir du moment ou le président donne l'ordre de changer de tercio.


Au Mexique, les avis sont décomptés à partir de la première tentative d'estocade.
Le matador dispose donc, non d'un quart d'heure,
mais d'un temps illimité jusqu'à la première tentative d'estocade,
puis de sept minutes à compter de ce premier essai.


En Andalousie, depuis le 1er avril 2006, le premier avis est en principe sonné dix minutes après le changement de tercio,
comme partout ailleurs en Espagne ou en France.
Mais si le matador tente une estocade moins de huit minutes après la première passe de muleta,
le premier avis est sonné deux minutes après cette première tentative d'estocade.
Le président doit donc avoir deux chronomètres :
un qu'il lance lorsqu'il fait sonner le changement de tercio pour décompter les dix minutes,
l'autre qu'il lance lors de la première passe de muleta pour décompter les huit minutes.
En Andalousie, une tentative d'estocade accélèrerait donc la vitesse d'apprentissage du taureau.
Et partout ailleurs en Espagne ainsi qu'en France,
un seul chronomètre reste nécessaire.


Selon la qualité de la prestation du matador,
le président pourra adapter à sa convenance les dix minutes.
Si la prestation du matador ne plait pas au public,
nombre de spectateurs crieront « aviso, aviso », et le président n'attendra pas que six cents secondes se soient écoulées pour faire sonner les dix minutes.
De même, si la prestation plait au public,
le président pourra laisser au matador quelques minutes de plus.




Une autre explication est parfois avancée :
la limite des quinze minutes obligerait le matador à briller en privilégiant la qualité de ses passes.

Cette explication n'est toutefois pas non plus satisfaisante, dans la mesure où il reste tout à fait possible pour un matador d'enchainer en moins de dix minutes un nombre important de passes de qualité très médiocre.





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# Posté le mercredi 30 mai 2007 07:42

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LE BRINDIS




Le matador peut faire un « brindis », dédier son combat à telle personne qu'il veut honorer.
Il s'avance dans sa direction, arrivé à la barrière il lui tient un discours
plus ou moins long et plus ou moins convenu,
puis lui envoie sa montera (« chapeau »).
La personne honorée la lui rendra à la fin du combat.

Parfois, le matador fait le brindis « au public » :
il va au centre de la piste, puis fait un tour complet sur lui-même,
tenant sa montera à bout de bras.
Puis il la jette négligemment par-dessus son épaule
et n'a plus qu'à s'avancer vers le taureau.

Si la montera tombe à l'endroit, c'est bon signe ;
si elle tombe à l'envers, c'est mauvais signe, aussi,
parfois le matador la pose délicatement au sol, afin d'être sûr qu'elle soit dans le bon sens.





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# Posté le mercredi 30 mai 2007 14:03

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L'APODO




Nombre de matadors portent un pseudonyme,
en espagnol « apodo »,
ainsi, El Cordobés (Le Cordouan),
Gordito (« Un peu gros mais pas trop »),
« Manolete » (« Petit Manuel »),
El Estudiante (« L'Étudiant »),
El Gallo (« Le Coq »).

Les espagnols surnomment Sebastien « Cara de Angel » (« Visage d'Ange »)




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# Posté le samedi 02 juin 2007 13:32

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SA CARRIERE





Débuts en novillada sans picadors : 30 mars 1997 à Aignan (Gers).

Débuts en novillada avec picadors : 17 janvier 1999 à Acapulco (Mexique) en compagnie de Javier Gutiérrez, Jorge González et Israel Téllez. Novillos de Cerro Viejo. Ovation.

Débuts en novillada avec picadors en France : 1er mai 1999 à Aire-sur-l'Adour (Landes) en compagnie de « Juan Bautista », « El Fandi » et « Marie Sara ». Novillos de Yerbabuena. Oreille et Oreille.

Présentation à Madrid : 30 avril 2000 en compagnie de Sergio Aguilar et Alberto Álvarez. Novillo « Saltador », castaño chorreado, nº 27, 533 kg de la ganadería de Peñajara. Silence et silence. Habit grenadine et or.




Alternative : 12 août 2000 à Béziers. Parrain Enrique Ponce, témoin José Tomás. Taureau « Diligencia », negro, nº 61, 519 kg, de la ganadería de Juan Pedro Domecq. Oreille et oreille. Habit rose et or.

Confirmation d'alternative à Mexico : 18 février 2001. Parrain Rafael Ortega, témoin El Tato. Taureau « Buñuelo », nº 109, cárdeno bragado, 493 kg, de la ganadería Santa Fe del Campo. Ovation. Habit céleste et or.

Confirmation d'alternative à Madrid : 28 mai 2004. Parrain Enrique Ponce, témoin Matías Tejela. Taureau « Marquesino », negro, 520kg, de la ganadería Valdefresno. Silence. Habit grenadine et or.






Sébastien Castella a acquis le rang de figura, non seulement en France,
mais également en Espagne,
après avoir reçu le prix "Cossio" décerné par
la Fédération taurine d'Espagne de "Meilleur matador de toros"
de la temporada 2006.




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# Posté le dimanche 03 juin 2007 18:10
Modifié le mardi 06 novembre 2007 13:42